Les chiens de garde sont lâchés

Un papier sur le traitement des supposés petits candidats par France Inter était prévu, il est reporté pour le prochain billet puisqu’ à quelques heures d’intervalle, deux évènements qui feront date sont venus se télescoper.

Le 1er est la création pour le 16 Avril prochain par la bourse de Francfort d’un nouvel instrument financier destiné à spéculer sur la dette française et soumettre un peu plus encore la France à la loi du marché. Ne cherchez pas d’article de fond dans les principaux quotidiens, silence total.

Le 2nd est qu’à 10 jours du 1er tour des élections présidentielles, les chiens de garde caniches de compétition à la tête des rédactions de presse et des radios sont définitivement lâchés et repassent la 2nde couche du procès en sorcellerie. Nous avions recensés dans un papier précédent, « Quand les médiacrates voient rouge » quelques unes de leurs injures qui tournaient en boucle comme des moulins à prière, cette fois-ci, c’est l’ultime (?) cumshot !

Revue de presse par François Delapierre, directeur de campagne du Front de Gauche, accrochez-vous, chaussez vos lunettes anti-projections, le tour de piste décoiffe :

De Christophe Barbier (et son lèche-bottes Renaud Revel qui parle de « va de la gueule » en jurant qu’il y aura vengeance) de L’Express qui convoque un Chavez « vitupérant » du Vénézuela (un compliment involontaire) et le régime de la Corée du Nord (un inédit) à Jacques Julliard de Marianne qui décrit les rassemblements du Front de Gauche comme quelque chose approchant des grands messes « nazies ou staliniennes », en passant par Laurent Joffrin de L’Obs‘ qui, dans une édition spéciale, convoquait le BHL de la « gauche radicale » Michel Onfray pour rappeler – comme c’est original – la supposée sympathie du Front de Gauche pour (en vrac) Cuba-la Chine-Robespierre et qui se fend à ce jour de (pas moins de) deux tribunes supplémentaires (ici et ) pour déplorer les attaques personnelles et les réactions épidermiques qui en ont suivi (en n’oubliant pas de caser leur torchon en téléchargement,  y a pas de petit profit ni de retour sur investissement à louper), la liste (non exhaustive mais ACRIMED a fait le boulot sur leur excellent site) des petits barons de la médiacratie multicarte de gôche qui se succèdent pour intimider le peuple et chiquer aux mollets en dit (chaque fois) long sur la panique qui les prend, les intérêts en jeu, et les privilèges à défendre.

A dix jours des échéances électorales, il est temps d’envoyer un signal sans équivoque aux canidés de canapé et de les renvoyer à la niche au fond du jardin, comme en 2005…

Pour le plaisir, la reproduction de la lettre de soutien apportée au FdG par le Président de l’Equateur Rafael Correa, connu pour avoir renvoyé le FMI à la maison et avoir effacé 70% de la dette déclarée inconstitutionnelle. Etrangement (?), elle n’est relayée que sur le site de l’Humanité. Correa ne fait peut-être pas assez « dictateur sanguinaire mangeur d’enfants en brochettes » pour les professionnels du commentaire éditocratique (quoique, le naturel prenant le dessus, ils ont tenté de le discréditer il y a quelques mois en relayant l’info selon laquelle il avait attaqué – fort justement – en justice un journal de droite qui l’avait diffamé en lui prêtant des « crimes contre l’humanité ». Une fois le torchon condamné en justice, Correa a passé l’éponge sur l’ardoise à régler et les laquais se sont tus).

« Cher Jean-Luc, les injustices et les inégalités générées par un système basé sur le pouvoir de quelques-uns et l’exploitation de la majorité, ont poussé, en Amérique latine, les citoyennes et les citoyens à s’unir pour redéfinir notre destin. La vérité, l’honnêteté, la force, la créativité et la simplicité des grandes idées résident en nos compatriotes et avec eux nous construisons ce futur que nous appelons tous de nos vœux.

En Amérique latine, ce système qui mettait le capital au-dessus de l’humain et les intérêts corporatistes au-dessus des droits citoyens s’est définitivement éteint. En Équateur, cela s’est traduit par le mot d’ordre du peuple : « Qu’ils s’en aillent tous ! » Et c’est ainsi que nous avons débuté une révolution citoyenne destinée à changer les structures du pouvoir et à instaurer le bien vivre pour toutes et tous. Nos pas ne sont pas guidés par les recommandations du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, mais par une nouvelle Constitution, adoptée directement par le peuple, et dont les droits de l’homme constituent la colonne vertébrale.

Le nouveau Front de Gauche que tu mènes est une référence pour les mouvements progressistes de toute l’Europe, nous sommes sûrs que vous saurez affronter les défis posés par ce moment historique de la réalité européenne. Ce soutien populaire croissant est une preuve que l’Europe peut, elle aussi, surmonter le fondamentalisme néolibéral qui fait subir aux citoyens le coût de la crise, repoussant ainsi les aspirations sociales et enracinant les inégalités.

Les propositions sociales que tu fais ont d’ores et déjà commencé à être stigmatisées par les grands médias, lesquels te qualifient de « populiste » et « démagogue » : bienvenue dans la lutte, il s’agit là de la réaction du capital, lorsque se profilent les politiques et les mesures au bénéfice des travailleurs, des salariés, de la grande majorité.

Reçois, cher Jean-Luc, au nom du gouvernement de la Révolution citoyenne, de tous les révolutionnaires de l’Équateur, et de moi-même, le soutien à ton projet de société au service de ton pays. Ici comme en France a sonné l’heure de la Révolution citoyenne et de la marche vers un avenir fait de vie et de paix, fruits de la justice.

Nous saluons ta reconnaissance envers le travail quotidien que des millions d’Équatoriennes et d’Équatoriens mènent avec cohérence et volonté pour transformer radicalement et profondément les structures d’une réalité économique, sociale et politique qui nous avait plongés dans la pauvreté, la dépendance et le sous-développement. Nous te souhaitons, compañero, le succès dans cette élection présidentielle. Compte sur notre solidarité militante. Hasta la victoria Siempre, Rafael Correa Delgado, Président constitutionnel de la République. »

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