Ne l’appelez plus jamais «gauche molle»

« Mon adversaire, c’est la finance, le pouvoir de l’argent qui s’est installé » déclarait Flamby François Hollande au meeting du Bourget pour mobiliser ses troupes et ravir la médiacratie de gôche. Ne l’appelez plus jamais «gauche molle» reprenait même Rue89 (rachetée entretemps par le très révolutionnaire Nouvel Obs‘, bien connu pour ses positions radicales et sa hardiesse).

Il suffit pourtant de lire les ingrédients de la sauce hollandaise pour comprendre assez rapidement que les financiers, tout comme les laquais qui les servent à l’année en se faisant leur courroie de transmission, ne seront pas trop bousculés si c’est le candidat socialiste qui arrive en tête au 1er tour des présidentielles. On ne se lasse pas de relire l’excellent graphique proposé par Mediapart qui détaillait l’entourage des candidats à la primaire.

On a beau chercher, foin de grands révolutionnaires aux côtés de François Hollande, mais plutôt quelques amis des grands patrons du CAC40 prompts à les rassurer qu’il y aura changement…dans la continuité. N’est ce d’ailleurs pas pour cette raison que la plupart des médiacrates grassement rémunérés feignent de s’émerveiller tout en ayant l’assurance qu’ils seront parmi les épargnés (et tant pis si la moitié de la profession ne dispose pas d’un CDI…).

Et pourtant, de (vrais) adversaires de la finance, il y en a (et pas en peau de lapin). Si vous voulez quelques exemples, il suffit d’aller lire la synthèse proposée par l’excellent Yéti qui résume en quelques points (parfois critiques) le programme du Front de Gauche, notamment s’agissant du partage des richesses ou de la nécessité de calmer les banques.

Vous pouvez aussi écouter – entre autres – Frédéric Lordon, intervenant dans une conférence d’ATTAC, qui explique comment l’Etat devrait s’y prendre avec le système bancaire :

 

Vous pouvez aussi (re)visionner l’excellent documentaire « Debtocracy » où vous apprendrez comment le président de l’Equateur a envoyé chier les banquiers en déclarant 70% de la dette publique inconstitutionnelle. Evidemment, ça n’a été évoqué nulle part (sauf au Front de Gauche), il ne s’agirait pas de donner de mauvaises idées au peuple, plutôt invité par la médiacratie au « courage » et au « nécessaire » serrage de ceinture (passez devant les pouilleux, on vous rejoindra plus tard, promis).

 

Puis signer la pétition (relayée nulle part par les laudateurs de la gôche dure qu’on ne doit plus appeler molle) réclamant un audit citoyen de la dette publique.

De quoi vous fournir quelques arguments, et faire le distinguo entre les adversaires de la finance qui disent ce qu’ils vont faire et feront ce qu’ils ont dit; et ceux qui feignent de prendre d’une main pour caresser servilement de l’autre.

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