Chapeau, Denis Robert !

10 ans ! Il aura fallu à Denis Robert endurer 10 années de harcèlement procédurier en tous genres avant que la qualité et le sérieux de son travail sur l’affaire Clearstream soient définitivement reconnus devant la justice.

Restait à régler la question de l’indemnisation pour les préjudices subis, la Cour d’Appel de Lyon a rejeté sa demande de 3,6 millions d’€ de dommages et intérêts mais a condamné une nouvelle fois la société Clearstream à lui verser la somme de 56 500 € au titre des frais de procédure. La demande d’indemnisation initiale constituant une première pour un journaliste, il y avait peu de chances qu’elle aboutisse.

N’empêche, voila un petit gars qui s’est attaqué tout seul à un des blanchisseurs d’argent sale les plus influents dans le monde de la finance dont on sait de quels moyens juridiques et financiers ils disposent, qui a été trainé dans la boue, diffamé, empêché d’exercer normalement son métier, lâché en cours de route par ceux qui étaient censés le soutenir (merci Edwy Plenel qui dirigeait Le Monde à l’époque, avec des potes comme toi, pas besoin d’ennemis, Moustache !) alors qu’il était dans le vrai, et que c’est définitivement reconnu par la Cour de Cassation depuis Février 2010.

Bilan des courses ? Maigre en définitive. Clearstream existe toujours bien que son ancien directeur ait été viré, Denis Robert explique lui-même dans une interview qu’il n’y a pas vraiment eu de suite politique à l’affaire alors que l’escroquerie de la finance internationale n’a jamais été aussi visible.

Reste le plaisir d’épingler la fine équipe de bras cassés qui, en France, s’est discréditée (tout en continuant de monter en grade) en s’employant à salir le journaliste et devinez quoi ? Les plus assidus du blog retrouveront des noms souvent évoqués sur le blog :  Daniel Leconte (à dormir debout) et ses documentaires bidonnés (il en a d’ailleurs pondu un sur Clearstream, du même tonneau que les autres, ainsi qu’une sombre bouse présentée à Cannes* en 2008 sur l’affaire des caricatures de Mahomet et Charlie-Hebdo intitulée « c’est dur d’être aimé par des cons » – il parle en connaissance de cause puisque la médiacratie chantera les louanges de ce navet); le tocard en robe Richard Malka, avocat de Clearstream en France, de Charlie Hebdo (on a les amis qu’on mérite), et plus récemment de DSK pour attaquer les journaux parlant trop de l’affaire du Carlton (*Malka qu’on retrouvera à Cannes aux côtés de Leconte et de celui qui vient), Philippe Val(et) frotte-manche officiel de Sarkozy qui qualifia le travail de Denis Robert d’équivalent aux « Protocoles des Sages de Sion », Edwy Plenel le faux derche, boss de Mediapart, qui psalmodie ses cours de droiture et qui martèle aujourd’hui un brin gêné aux entournures qu’il est heureux pour son collègue et le droit à l’information, sans parler de la palanquée de plumitifs qui se sont faits discrets quand il s’agissait de soutenir quand ça tanguait leur confrère et qui, aujourd’hui, rouges de plaisir, saluent la victoire par KO du puncheur Robert.

Pendant ce temps là, Denis a choisi de se consacrer, loin de la médiacratie, au roman, à la peinture, le théâtre, la BD sans pour autant abandonner ses combats. Il votera « pour la gauche de la gauche ». Il se dit sans rancoeur mais toujours déterminé.

Chapeau.

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