La gôche solide (pas soluble) !

A peine les primaires socialistes bouclées et leur champion social-démocrate choisi (pour « discuter » dans le futur et non contraindre), celui qui opposait à Martine Aubry (celle qui fit bourrer les urnes pour s’emparer de la direction du parti puis qui passa un pacte de non-agression avec DSK, il est toujours bon de le rappeler) la « gauche solide » contre la gauche molle a par deux fois fait preuve de caractère et montré de quel métal inaltérable il est fait.

La première en revenant sur son engagement (timide) de supprimer l’HADOPI pour finalement changer d’avis et décider de la conserver (il est toujours bon, échéance électorale en vue, de se mettre dans la poche le milieu artistique industriel du divertissement), la seconde en décidant au dernier moment suite à un coup de fil du lobby du nucléaire (AREVA) de mettre un coup de blanco dans l’accord passé avec EELV pour en ôter un paragraphe sur la « reconversion à emploi constant de la filière Mox » (un truc très sympa mijoté à base de plutonium dont il faut 50 ans pour se débarrasser une fois utilisé).

Aux dernières nouvelles, Miss Duflot peut donc se carrer son Mox derrière l’oreille, les verts (de rage) devront faire avec (et ça, c’est moyen, au point que même l‘Obs’ s’en inquiète, c’est dire).

Ces deux épisodes (gageons que le PS va en faire une saga) sont d’autant plus croquignolesques quand on les met en perspective avec la déclaration (antérieure) humoristique du candidat du Front de Gauche qui comparait François Hollande à « un capitaine de pédalo dans la tempête » et qui avait soulevé un tollé des indignés socialistes, l’accusant par le biais du toujours éclairé Moscovici de faire « le jeu de la droite et de l’extrême-droite » (parce que niquer les verts en oucedé et faire ricaner toute la droite ne fait pas leur jeu, par contre, du tout) ou de jouer aux petits Georges Marchais selon le fraichement (re)converti à la sauce hollandaise Montebourg.

Il faut dire que l’attitude de François Hollande durant les débats des primaires socialistes, où il avait mis un bras point d’honneur à promettre très fermement de « discuter » s’il était élu avec les partenaires sociaux et économiques du pays n’augurait rien de très révolutionnaire. On comprend mieux pourquoi il n’a toujours pas répondu à l’offre publique de débat proposée par l’autre gauche (la vraie). Pour la faire à l’envers, rien de mieux qu’un deal en coulisses pour ensuite déclarer que le floué a mal interprété les termes de la négociation.

On attend surtout avec impatience de quel bois va se chauffer le vaillant capitaine de destroyer Hollande quand Goldman Sachs, PSA ou Standard & Poor’s décrocheront leurs téléphones pour lui faire part de leurs desiderata. Face à la gôche solide, les maitres du monde n’ont qu’à bien se tenir, ça va (Manuel) val(l)ser !

Mise à jour au 18/11/2011 : nouveau changement de cap, le paragraphe sur le Mox est réintégré dans l’embarras général et malgré les déclarations contradictoires des uns et des autres. Une saga, donc.

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