Google, Facebook, Twitter, médias et CIA

Un article intéressant de l’Obs’, bien que pas un scoop, nous explique que la CIA surveille de près les réseaux « sociaux » Facebook et Twitter. C’est moyennement surprenant dans la mesure où la même CIA a déjà investi conjointement avec Google dans une start-up qui surveille le web. De quoi donner à réfléchir quand durant tout l’été, les médias français nous ont vendu le concept des épatantes « révolutions Facebook » au sujet des « printemps arabes » et des révolutions en cours.

On savait déjà que ces pseudos réseaux qui n’ont de sociaux que le nom ont des pratiques pour le moins contestables : évasion fiscale, flicage des membres inscrits et non inscrits, infractions aux lois sur les monopoles…et ce n’est pas terminé puisque Google a lancé son propre réseau communautaire pour concurrencer Facebook, nommé Google+.

L’affaire devient croquignolesque quand, sur la même page, l‘Obs‘ nous apprend que les réseaux « sociaux » sont vérolés par l’ « Open Source Center », une cellule chargée de fliquer les citoyens sur le net; tout en n’offrant le choix à ceux qui voudraient commenter leurs articles sur leur site web que de s’inscrire à…Facebook ou Twitter comme passeport obligatoire ! Néanmoins, à l’Obs’, on ne badine pas avec le flicage, Google+ était mis de côté, l’oubli est réparé.

 

Pour être tout à fait honnête, ce genre de pratique ne concerne pas que le journal de Jean Daniel. L’Express par exemple, propose une inscription via votre compte Facebook mais vous laisse au moins le choix (pour le moment) de procéder à une inscription « classique » via votre adresse email. Chez Marianne, rebelotte, une inscription classique et l’inauguration d’un « nouvel espace d’échanges » sur Facebook entre les plumitifs et les internautes.

Nous pourrions continuer ainsi avec la plupart des sites d’infos en vue (Rue89, Slate, Libération, Causeur, LeFigaro, et même Numerama, spécialisé dans l’actualité sur les nouvelles technologies proposent leur page Facebook en attendant leur page Google+ pour faire bonne mesure, et de les suivre sur Twitter).

Concrètement, où est l’intérêt pour l’internaute ? Quel argument massue justifierait qu’il soit tenu l’air de rien de centraliser toutes les données personnelles le concernant ?

De là à penser que la médiacratie participe activement et en toute connaissance de cause à l’odieux flicage des citoyens qu’elle dénonce dans ses colonnes, voilà un pas que nous ne franchirions pas (quoique) sous peine de se voir coller dans le dos une pancarte indiquant « complotiste ».

Chapeau, les artistes !

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