8 journalistes en colère (ça fait mal)

Attation, c’est du lourd. Casting haut de gamme, confessions politiquement incorrectes (à bas les tabous), quand 8 médiacrates maouss vénère envoient du bois et disent tout haut ce que leurs confrères sont censés penser tout bas, ça défouraille et c’est passé sur Arte.

 

Au menu et en gros tant les plats indigestes se succèdent : à bas la bien pensance, à bas la dictature de l’émotion, à bas le manichéisme, à bas les soudards complotistes d’internet, vive le journalisme (encarté) sans quoi toute démocratie qui se respecte s’évapore.

Et pour porter ce discours courageux, 8 journaleux, des pointures, des aigles, au CV irréprochable (obligatoire quand on fait la leçon au petit peuple).

– Arlette Chabot, grande professionnelle officiant sur France2, à la déontologie de fer, qui s’interdit toute complicité avec le pouvoir politique (encore qu’une petite bise amicale à Sarkozy, pensant que les caméras ne tournent plus, ça ne remet pas en cause ce qu’elle prône pour les autres).

 

– David Pujadas alias « frotte-manche », qui a reçu de la part du Plan B la laisse d’Or de la servilité (et qui valut aux joyeux drilles un élégant procès d’intention de la part de Bruno Roger-Petit, toujours prompt à aider les copains, pour « agression à caractère antisémite », rien de moins !)

– Edwy Plenel alias « moustache », ancien directeur du Monde, big boss de Mediapart, qu’on aime bien pourtant en temps normal, sauf quand non content de lâcher Denis Robert en rase campagne durant son enquête sur l’affaire Clearstream, il l’accuse d’avoir glissé son nom dans l’affaire des listings truqués (ce qui lui vaudra une réponse de l’intéressé plutôt velue).

– Eric Fottorino, ex boss évincé (avec 300.000 € en poche tout de même) du Monde, qui donne des leçons d’éthique à ses petits camarades (dont Edwy Plenel au passage) mais qui s’autorise quelques largesses et oublis quand il s’agit de lui-même.

– Franz-Olivier Giesbert, le boss du Point, qui reconnaitra volontiers et avec décontraction sur le plateau de Ruquier qu’il est un journaliste complaisant (sauf avec ceux qu’il maltraite, et qui vaudra au Point une condamnation pour avoir refusé à l’ancien directeur du Monde Diplomatique Bernard Cassen un droit de réponse alors que BHL le diffamait gravement dans son bloc notes).

– Philippe Val(et), qu’on ne présente plus, célèbre squatteur à Charlie Hebdo (qui fut condamné pour le licenciement abusif de Siné orchesté par Val), et qui déclara entre autres et toute honte bue que l’actionnaire de France Inter (Sarkozy, qui l’y a nommé pour services rendus) était mal traité, ou que l’ouvrage de Denis Robert sur Clearstream était un (sous)genre des « Protocoles des sages de Sion ».

(Prévoyez un seau avant de visionner et des tic tac à la menthe, c’est un peu écoeurant)

 

– Jean-Pierre Elkabbach, contraint de démissionner comme un malpropre de France Télévision après le scandale des animateurs-producteurs grassement payés pour inonder les chaines publiques d’émission berlusconiennes, et qui passe son temps libre (quand il n’est pas à l’antenne de LCP ou d’Europe1) à se tricoter une réputation d’insoumis moultes fois viré pour insolence alors qu’il a toujours été et reste avec une belle constance toujours du bon côté du manche.

– et Axel Ganz, ex fondateur de Prisma Presse, le moins connu du grand public.

Ce documentaire burlesque était confectionné par Doc en S(toc)k, la boite de production d’une autre épée du journalisme, Daniel Leconte, un gars très respecté (à ne pas confondre avec respectable) dans sa branche puisque détenteur du Prix « Albert Londres », j’vous ferai dire… Le genre de distinction qui autorise, sans que la médiacratie y voit trop à redire hormis quelques courageux, à fabriquer pour Arte ou Canal + des documentaires docu(fictions) que tout le monde ne goûte pas, surtout les plus scrupuleux. Par exemple, un documentaire dénonçant les thèses complotistes, « Le grand complot« , où ne seront invités à témoigner que des proches du « Cercle de l’Oratoire« ,  think tank néo-conservateur français fondé par Michel Taubmann (le même qui a sorti un livre dernièrement pour hurler au complot, défendre l’honneur de DSK,  salir Tristane Banon et Nafissatou Diallo dans le « Roman vrai de DSK » – et on peut le croire sur parole puisque c’est vrai, c’est dans le titre), atlantiste, pro-bush et pro-guerre en Irak (avant de rétropédaler mollement, remember les armes fictives de destruction massive, pas du tout un complot). Autre exemple, très récent, un documentaire sur Clearstream, « Le bal des menteurs », dont le journaliste Denis Robert (un poil informé sur le sujet) dira que « Leconte utilise des méthodes de margoulin« . Un dernier pour la route (sinon ça ferait 4 volumes), un documenteur sur la banlieue intitulé « La cité du mâle », téléphoné et bidonné au point qu’une journaliste embauchée pour jouer les fixeuses désavouera le résultat final. Le système Leconte tourne pourtant à plein régime, et si une consoeur se permet de faire remarquer à l’interessé que ses méthodes semblent pour le moins exotiques voire margoulinesques, le gars se fâche tout rouge, s’offusque, et menace l’effrontée d’un procès en diffamation (les menteries,  ça va deux minutes, hein) .

 

En colère, ces journalistes, donc. Pas touche au grisbi.

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Comments
One Response to “8 journalistes en colère (ça fait mal)”
  1. InternetDev dit :

    D’accord …. sur cette histoire de fake – Huits journalistes en colères qui était bidon (bien que je supporte Pleinel) …

    Quand à DSK, il est avéré par pleins de faits qu’Hollande et Sarkozy pouvaient facilement monter ce complot.
    1 – Hollande était bizarrement serein malgrés les grosses pubs lourdingues des chaines de Télé avant l’affaire de NY (notamment l’exceptionnel reportage de Canal+ , ultra markete et diffusé en claire bizarrement).
    2 – Mansouret a balancé qu’Holllande savait que DSK avait agressé sa fille. Elle l’a prévenu, ne sachant pas quoi fair à l’époque.
    3 – C’est un copain de Valls que Sarkozy a envoyé décoré Ray Kelly de la legion d’Honneur
    4 – La famille US dénoncé maladroitement par un copain d’Hollande , embauché par Sarkozy (Eric Besson) dans « Nicolas Sarkozy est un néoconservateur américain à passeport Français » raconte , en réalité bien plus que les médias en ont dit.
    Ce fameux passeport lie Nicolas Sarkozy au beau-père de son demi-frère – Celui-ci, Frank Wisner, un diplomate US et le fils d’un des plus haut dirigeant de la CIA (il était chef chez les OSS avant) – Ce qui montre que le complot était largement faisable

    Copié collé : http://fr.wikipedia.org/wiki/Frank_G._Wisner

    Frank G. Wisner est le fils de Frank Wisner (1909-1965), Deputy Director for Plans de la CIA de 1951 à 1959, et de la philanthrope Mary Knowles (remariée au journaliste Clayton Fritchey).

    Il épouse Geneviève du Fresne de Virel, nièce du général Henri de Virel. Il se remarie en 1976 avec Christine de Ganay, fille du comte Philippe de Ganay et de Marie-Hélène Blanchy (remariée à Claude Bouchinet-Serreulles). …..

    Christine de Ganay était divorcée de Pal Sarközy de Nagy-Bocsa et la mère d’Olivier Sarkozy (demi-frère du président Nicolas Sarkozy).

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